Archives ouvertes et réseaux disciplinaires : l’exemple du projet NEEO en sciences économiques / François Cavalier

19 04 2009

NEEO est un projet européen d’AO en sciences économiques s’intégrant au portail EconomistsOnline, et qui s’appuie sur le réseau NEREUS rassemblant 23 établissements européens. Dans un domaine où il existe déjà une offre documentaire relativement importante mais plutôt payante, souvent en langue anglaise seulement, NEEO veut proposer une alternative AO parce que l’AO est un geste militant ; et que l’on sait que l’AO favorise la diffusion de la recherche (toutes les statistiques concordent).

Techniquement parlant, EO repose sur des solutions connues et éprouvées, et diffuse début 2009 13000 documents en texte intégral issu de 900 chercheurs et fonctionne par moissonnage des dépôts AO des partenaires. Il est géré par une structure européenne qui assure son bon fonctionnement.

FC souligne un point : l’archivage des articles et des datasets qui servent à la construction de ces articles se fait actuellement de manière différenciée, et non connectée. Il s’agit à présent d’intégrer les datasets aux articles ou, au moins, de lier les deux. EO s’est engagé dans ce type de projet qui fait apparaître des problématiques d’archivages (formats, etc…) et quelques obstacles (en particulier, réticence des chercheurs à diffuser les données de leur recherche ; et nécessité de bien connaître le contenu des datasets pour pouvoir les documenter) qui interpellent les bibliothèques.

A l’heure actuel, le projet est d’intégrer 160 tables de données (10 par partenaire) afin de clarifier les workflows, les points techniques, les manières de faire. L’outil choisi est le dataverse de l’IQSS qui sera à la fois dépôt et outil de consultation de ces données, le portail EO devant être pleinement opérationnel en 2010.

Daniel Bourrion.

Ecouter François Cavalier





L’Europe et au-delà : une échelle pertinente pour les archives ouvertes / Norbert Lossau

19 04 2009

lossauNorbert Lossau, qui a réussi à faire son intervention en anglais sans powerpoint, bravo à lui, a présenté un panorama des projets fédérateurs d’archives ouvertes en cours en Europe :

DRIVER : à l’initiative de la fondation SURF (NL), cette infrastructure d’interconnexion d’ archives ouvertes de plusieurs pays propose un portail, une solution logicielle d’archive ouverte (D-Net), des guidelines, et projette d’intégrer des datasets, ces données statistiques brutes qui nourrissent la recherche.

PEER : dans le cadre du programme E-content plus, ce projet étudie l’impact de l’auto-archivage des articles sur les usages, les modèles tarifaires, etc. Pour ce faire, les éditeurs ont mis à disposition les contenus issus de 300 titres de revues validées par les pairs ; au delà de l’intérêt indéniable de ce projet, l’enjeu est aussi de montrer qu’une collaboration est possible entre éditeurs et universitaires.

OAPEN : l’idée est de créer le plus grand réseau de livres en open access. Orientée SHS, cette initiative va examiner les modèles tarifaires, les licences, les options de numérisation.

– IRO (International Repository Organisation) : il s’agit de créer une autorité indépendante pour promouvoir les archives ouvertes, diffuser une expertise et une assistance aux projets, aider au développement de standards… Bref pour structurer les projets européens, ce qui n’est pas chose facile parce qu’il n’y a pas toujours de structures « locales » dans les pays. Un appel à candidature sera lancé en juin 2009.

Pour ce qui concerne la situation en France,  la nécessité d’une meilleure structuration des intervenants a été soulignée, elle permettrait d’harmoniser le discours vers les chercheurs et les décideurs, pour réussir in fine à ce que toute la production scientifique soit accessible librement.

Marlène Delhaye.

Ecouter Norbert Lossau