Présentation de PAC, la plateforme d’archivage pérenne du CINES / Olivier Rouchon

4 05 2009

La mission d’archivage confiée au CINES depuis 2004 a vu son importance renforcée depuis 2008 (recadrage de l’institution). C’est dans cette démarche que s’inscrit le service PAC, qui propose à la fois une architecture technique et un soutien psychologique en terme de gestion de projet aux établissements qui souhaitent mettre en place une solution de conservation à long terme (30 ans et +) de leurs données scientifiques, patrimoniales et administratives.

Rappel des risques connus liés aux fichiers informatiques : la corruption physique des données, l’obsolescence des supports et des logiciels… L’objectif du service est de limiter l’impact des ces risques, notamment par le respect de normes (OAIS), la conservation des spécifications des formats employés avec les documents archivés (pour garantir une re-conversion éventuelle)…

PAC fonctionne avec des services « versants », qui collectent les documents et les dépôsent, et se chargent le plus souvent de développer des interfaces de consultation, et ne travaille pas directement avec les producteurs de données (l’ABES est un de ces intermédiaires).

Concrètement, le service gère déjà l’archivage d’un certain nombre de réalisations (Persée), et est partenaire de projets (les thèses dans le cadre de STAR, HAL, les vidéos de Canal-U, des archives sonores dans le cadre du TGE-Adonis…). Une possibilité de dépôt direct depuis ORI-OAI est à l’étude.

Enfin, pour Olivier Rouchon, la conservation devra de plus en plus être intégrée clairement dans le cycle de vie du document : il faut prévoir la constitution d’une version archivable (répondant donc aux normes et formats utilisés par PAC) – cela demande des ressources humaines, il y a donc tout intérêt à mutualiser ce type de service.

Marlène Delhaye.

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GTAO : les travaux du groupe Métadonnées / Jean-François Lutz

4 05 2009

Après un bref retour sur la constitution du groupe de travail « Métadonnées » au sein du GTAO, Jean-François Lutz a présenté les travaux et réflexions menés par le groupe :

Le travail sur la chaîne des AO à partir de la relecture du coeur de métadonnées de HAL a permis d’élargir la réflexion sur les interactions entre HAL et systèmes locaux :  quels sont les besoins des systèmes locaux, au-delà de ce cœur de métadonnées, qui pourraient y être intégrés ? L’étude de différentes solutions mises en oeuvre à l’étranger (notamment UKOLN) a nourri cette réflexion, qui a abouti au profil d’applications AI-HAL.

Le groupe s’est également intéressé à la question de l’archivage pérenne : c’est un sujet crucial et central, une problématique qui dépasse les seuls bibliothécaires ou documentalistes et intéresse aussi les enseignants-chercheurs, notamment en ce qui concerne les thèses (ou les documents n’entrant pas dans la politique éditoriale de HAL). Elle fait cependant  entrer en jeu des technologies qui dépassent le cadre d’un établissement, et doit se penser au niveau national.

Globalement, les membres du groupe ont pu constater plusieurs choses :

– une archive ouverte est d’abord un enjeu politique : la nécessité d’une politique d’établissement est essentielle pour la réussite de ce type de projet, et le travail de communication et de sensibilisation vers les communautés prime sur les aspects techniques.

– plusieurs niveaux d’archives ouvertes peuvent cohabiter en complémentarité (archive locale et archive thématique) ; les technologies permettent une certaine variété de solutions, comme par exemple le moissonnage d’archives pluridisciplinaires par des moteurs disciplinaires

– on s’oriente vers une plus grande ergonomie des systèmes, dans un souci de faciliter les choses pour le déposant : preuve en est le développement de standards de webservices, qui permettent notamment le dépôt depuis les outils de traitement de textes (SWORD).

Marlène Delhaye.

Ecouter Jean-François Lutz