Présentation des potentialités de HAL pour les établissements souhaitant se doter d’une archive ouverte / Angel Alastuey et Daniel Charnay

4 05 2009

La présentation de la nouvelle organisation du CCSD par Angel Alastuey est l’occasion de rappeler les objectifs de HAL, sa volonté pluridisciplinaire. Un comité de pilotage (CPAO) pilote HAL (le CCSD en reste l’opérateur), il est composé surtout de scientifiques, pas d’institutionnels (sauf les responsables du CCSD) ; il est mandaté pour mener des actions concrètes de sensibilisation des chercheurs, organiser la validation scientifique (modération de HAL : actuellement, seul un contrôle sommaire des documents est effectué, les scientifiques du CPAO vont garantir la validité scientifique de ce qui est déposé), faire le lien avec les autres acteurs de l’IST : mettre HAL au service des établissements et de ses partenaires en leur proposant plus d’interactivité, pour que HAL soit plus qu’un simple dépôt.

Avoir une AO sans budget, c’est possible ! C’est du moins ce que s’est attaché à montrer Daniel Charnay, qui a décrit les différentes possibilités proposées aux établissements, en fonction de leurs besoins :

  • Une collection sur HAL : permet de présenter une sélection de documents (ceux déposés par un établissement spécifique par exemple – cela peut s’appliquer à plusieurs établissements aussi, ce qui intéressera les PRES), avec une personnalisation basique du graphisme. La notion de collection est également adaptée pour regrouper des actes de colloques, de congrès, voire constituer des épi-journaux.
  • Un portail sur HAL : idem que la collection, avec des fonctions supplémentaires :
    ⁃    intégration d’un modèle de données spécifique à un établissement, identification spécifique des documents
    ⁃    intégration d’une nomenclature spécifique (pour affiner un domaine), d’une typologie particulière, d’un thésaurus
  • ⁃    plus grande personnalisation, utilisation d’un nom de domaine propre (l’identité de l’établissement est préservée)

La vue portail n’affiche que les docs ayant été entrés via le portail, pas ceux entrés sur HAL général, contrairement à la vue collection qui affiche tout ce  qui a été rentré. Un backup automatique quotidien est assuré par le CINES.

  • Mise en place d’une extension LocHAL pour stocker ce qui n’est pas éligible dans HAL, selon sa propre typologie (mais toujours pour des documents scientifiques uniquement), ce qui permet un affichage de la totalité de la prod scientifique (rapports, posters…). Cette solution peut être payante pour financer le coût de stockage.
  • Archives hébergées : il s’agit d’archives hors-HAL mais qui utilisent les mêmes technologies (HAL-SFO, DUMAS…)

De plus en plus, HAL va chercher les interconnexions avec d’autres applications : SIGB commerciaux, GRAAL, STAR (le système va utiliser les webservices de HAL pour déposer les thèses dans TEL). Dans le cas où le doctorant dépose dans TEL avant : la thèse de STAR sera identifiée comme la thèse officielle mais l’autre ne sera pas supprimée), PASTEL (dépôt de la production scientifique des grandes écoles, en cours), AIGLE (outil de gestion des publis).
Les perspectives et projets sont nombreux et variés :
⁃    Utilisation de la chaîne d’archivage pérenne du CINES
⁃    Archive multimédia (avec le TGE-Adonis) : photos scientifiques
⁃    Solution de gestion de congrès (infrastructure informatique)
⁃    Sherpa-Romeo français, le CCSD se positionne comme opérateur.

Des questions restent cependant à approfondir, notamment juridiques, mais ausi techniques :

⁃    Sur les possibilités de retrait de ce qui a été déposé : pas de retrait possible sur HAL a priori sauf dans de rares cas, mais cela serait en contradiction avec le droit de retrait de l’auteur

⁃    Sur le contexte juridique du dépôt : est-il encadré par un contrat, ou une licence ? Actuellement c’est une licence HAL qui prévaut, il faudrait sans doute étudier la question des licences Creative Commons.

⁃    Sur les possibilités d’assistance au dépôt, i.e. de versement des références par HAL dans des bases de données bibliographiques. Le système fonctionne pour Pubmed et ArXiv, il est à l’étude avec les bases du Web of Science. Un test est également en cours avec l’INRIA pour l’extraction des métadonnées depuis le texte intégral. On pourrait aussi envisager des connexions vers les outils de gestion des références bibliographiques (formats BibteX, RIS…), ou une API XML pour afficher les données n’importe où..

Marlène Delhaye.

Ecouter Angel Alastuey et Daniel Charnay


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