Archives ouvertes et Système d’Information : quelles interactions ? L’exemple de Graal / Laurent Pilet

19 04 2009

Un des thèmes récurrents de cette première journée est l’articulation des Archives Ouvertes avec les applications de gestion des établissements, et, plus généralement, avec leur système d’information.
L’outil GRAAL, que nous a présenté Laurent Pilet, représentant du GIS d’institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche responsable de son développement, est un bon exemple de complémentarité entre une application métier (c’est, à la base, un outil de gestion de la recherche) et une archive ouverte. Son fonctionnement est basé sur des webservices, qui vont permettre, grâce à l’import automatique des données d’identification des auteurs depuis Apogée, Harpège (et d’autres bases RH), de simplifier la vie du chercheur, du directeur de laboratoire, de la secrétaire ou de la documentaliste chargée de la saisie pour la mise en ligne d’un annuaire de la recherche ou de listes de publications. Il est possible d’établir des connexions descendantes (dépôt depuis GRAAL dans une archive) et ascendantes (moissonnage d’une ou plusieurs archives pour rapatrier dans GRAAL les articles déjà déposés) ; le système fonctionne déjà avec HAL, et il est prévu de l’étendre à d’autres archives.

Ce scénario idéal se heurte néanmoins à plusieurs difficultés :

– S’il est relativement simple d’identifier un auteur, cela se complique pour les laboratoires, pour lesquels il n’existe toujours pas (la question avait déjà été évoquée lors de la journée sur les AO organisée par Couperin en 2007) de référentiel national. Dans le cas d’une connexion avec HAL, il y a relativement peu de difficulté pour identifier les unités mixtes ou dépendant du CNRS, mais les choses se compliquent dès lors que des laboratoires d’autres EPST sont concernés, malgré le travail de vérification régulier des équipes du CCSD. Au delà de HAL, tous les projets d’archives se heurtent à ce problème ; l’identification des laboratoires, des établissements, des auteurs est un enjeu stratégique pour les archives ouvertes. La mise en cohérence des données au niveau national devrait être une priorité des instances chargées des questions d’IST dans la nouvelle organisation du Ministère. Elles pourraient s’inspirer de ce qui existe ailleurs en Europe : les Pays-Bas travaillent sur le DAI, un système univoque d’identification des auteurs, comme le DOI pour les articles de revues.

– La diffusion partielle des résultats de la recherche : la saisie ou l’import de notices bibliographiques uniquement est bien moins contraignante pour le chercheur que le dépôt du texte intégral ; il n’a notamment pas à se soucier des questions de droits liés à la publication. C’est un risque de dévoiement des archives ouvertes ; le dépôt massif de références bibliographiques seules, saperait le rôle initial de vecteur de diffusion de la recherche scientifique des archives ouvertes. C’est un aspect important à prendre en compte lors du déploiement dans les établissements.

Les perspectives de développement de l’outil sont la gestion du versionning, l’extension à d’autres réservoirs que Hal, l’adaptation à un nouveau modèle organisationnel.

Marlène Delhaye.

Ecouter Laurent Pilet


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